Deux amis alpinistes se retrouvent coincés dans un chalet sur une montagne en pleine tempête. Grièvement blessé et croyant sa mort imminente l’un d’eux confesse un meurtre à l’autre. Celui-ci croit alors qu’il pourrait bien devenir la prochaine victime maintenant qu’il en sait trop.
Confession est un thriller en huit clôt extrêmement efficace dans son ensemble tant dans la monté de la tension et du suspense. À mit chemin le film devient un terrifiant jeu de chat et de souris qui se confine à trois pièces sur deux étages. Une idée intéressante est que le confesseur marmonne en coréen que l’autre personnage ne peut comprendre ce qui ajoute au climat de paranoïa. Par contre l’idée d’avoir l’homme traqué être victime de problème de visions au mauvais moment fait plutôt dans la facilité.
Enfin de compte j’ai trouvé que cette confrontation entre un maniaque déchainé et sa victime terrifiée dans un contexte de huit clôt en pleine tempête de neige était un peu trop réimmiscent d’un film que je connaissais déjà (titre omis pour éviter des spoilers). De plus le film a deux rebondissements bancals : l’un prévisible parce que si convenu pour un thriller alors que l’autre faisait saugrenu. En fait, il y a même eu une réaction audible d’incrédulité dans la salle. Confession se rattrape avec deux retournements mieux amené, mais le mal était fait.
Le film est une adaptation d’un manga et je crois que le récit raconté et le suspense créé fonctionnaient probablement mieux sous sa forme graphique originale. Bien qu’efficace et très bien joué, Confesssion se révèle en fin de compte être quelques peu décevant en étant un thriller aussi convenu que dérivatif. Dommage.
Cote **0.

Lola une jeune transgenre qui œuvre comme podcasteur enquête sur une série de meurtres secouant son petit patelin conservateur. Le tueur est un maniaque déguisé en père Noël et il cible les lesbiennes du coin. Lola est elle-même doublement une cible non seulement du tueur, mais de la police locale, car vue comme suspecte et fautrice de trouble. Celle-ci reste bien déterminée a éclaircir l’affaire.
Carnage pour Christmas est un slasher des plus unique et original, car réalisé par une trans et avec une trans comme protagoniste. Quelle sorte de « finale girl » celle-ci allait être?
Le réponse est une héroïne spécialement débrouillarde qui n’a pas peur de faire face tant a une maniaque que toute sorte de bigots homophobes. De fait, le film prend a vrai dire plus la forme d’une enquête a la Nancy Drew qu’un film gore axé sur la mise à mort sanglante de femme. . Une sorte d’inversion du Giallo à la Argento ce qui est des plus rafraichissant. On se s’attarde pas sur les scène de meurtre qui sont présenté rapidement avec juste assez de détails graphique .
La forte présence du personnage et de son entourage principalement constitué de personnes LGBT est l’un des attraits de cce film qui en dépit d’un micro budget se révèle être un bricolage filmique qui bien que brouillons par moment reste d’excellente tenu tant au niveau de la cinématographie, du montage et des effets gores.
Carnage a été coécrit et réalisé par une jeune prodige Alice Mayo Mackay qui à 19 ans seulement en est déjà rendu à son cinquième film. Sa maitrise du médium filmique est aussi frappante que sa sensibilité en faisant reposé son intrigue sur des personnages marginaux sympathiques et résilients.
Carnage For Chrismas trébuche juste peu avec une fin quelque peu précipitée de même que certains détails dans l’intrigue qui sont difficiles à suivre (l’accent australien n’aidant pas). C’est une bonne excuse pour revoir ce film imminemment sympathique avec des sous-titres. Il donne également le goût de découvrir les autres œuvres de Mackray qui s’impose comme un des talents filmiques des plus prometteurs.
Carnage for Christmas est présenté en reprise à Fantasia le 24 Juillet à 17h,
Cote : calibre de production : ***0/
Originalité des themes et personnages :****
total ***3/4.
