Lorsqu’une épidémie zombie frappe New York, les employés et chanteurs d’un night-club de drag-queens se retrouvent enfermés à l’intérieur tandis que le chaos règne dehors. Ils devront surmonter leurs failles et drames personnels pour espérer survivre à la nuit. Tous n’y parviendront pas.

Queens of the Dead est une comédie d’horreur ludique centrée sur une galerie haute en couleur de gays, de transgenres et de drag-queens. La comédie du film est suscitée par leurs réactions excentriques à la crise qui se déroule autour d’eux en exploitant l’humour et l’esprit allumé de la culture LGBTQ.
La distribution est en grande partie constitué d’acteurs trans ou spécialisés dans le travestissement donnant au film un cachet LGBTQ+ des plus authentique. Il est important de noter que Queens n’est pas une production trash du cinéma underground c’est au contraire un film de facture relevé; au scénario abouti.
La crise zombie ne frappe les protagonistes qu’à mi-chemin dans le récit, l’emphase étant jusque-là a présenté tant leurs personnalité et leurs difficultés particulière. . Si les stéréotypes LGBTQ+ abondent, il n’y a aucune condescendance et plusieurs personnages ont des arcs dramatiques qui leur donnent une épaisseur et les rendent très attachants. Un par exemple doit faire face à son trac pour accomplir une tâche critique. De plus quelques petits numéros de danse à des moments critiques sont spécialement délicieux.
Queens of the Dead est le premier long métrage coécrit et réalisé de Tina Romero la propre fille de George A. Romero réalisaateur du classique culte Night of the living Dead et de la franchise dite de la saga des zombies subséquente. Digne fille de son pêre elle suit dans ses traces non seulement en faisant dans le film de zombies, mais en lançant quelques boulets rouges sur la culture contemporaine obnubilée par l’I phone et les médias sociaux.


Au-delà de son angle LGBTQ+, Queens of the Dead est un film de zombie assez convenu dans son déroulement et son traitement des zombies, mais cela n’est pas le centre d’intérêt du film. Ceux qui ne sont pas connaisseurs du monde des drag-queens et de la culture LGBTQ+ vont être amusé par son caractère camp et ceux qui se définissent comme LGBTQ+ d’une manière ou d’une autre vont être ravie d’avoir un film d’horreur centrée sur leurs communautés. À une époque ou les droits et la sécurité des personnes LGBTQ+ sont menacés comme jamais, voir un film qui célèbre leurs résiliences à l’adversité de façon si amusante est plus que bienvenue.
Queens of the dead va être présenté à Fantasia le 2 aout a 21h30 au théâtre Hall de l’Université Concordia.




