Le Kazakhstan est un pays d’Asie centrale, la plus grande des anciennes Républiques autonomes soviétiques qui sont devenues indépendantes lors de la dissolution de l’URSS au début des années quatre-vingt-dix. Comme la Russie de Vladimir Poutine, c’est un pays marqué de nos jours par l’autoritarisme et la corruption. Malgré cela, le cinéma de se pays est en pleine renaissance et Fantasia présente deux films de genre : Stinker (Puant) une comédie sci-fi et un film d’effroi : Kazakh Scary Tales.
Après l’écrasement de son appareil, un extra-terrestre trouve refuge dans la fosse septique du cabinet d’aisances d’un arrêt routier. C’est là qu’il forgera une touchante amitié avec un vieux clochard suicidaire et la propriétaire de la boutique de l’arrêt routier. Ceux-ci feront tout aider le naufrager de l’espace en dépit de la surveillance d’un policer méfiant qui tourne autour d’eux.
Le film est une variation sur ET L’EXTRA TERRESTRE de Steven Spielberg mais avec un vieux poivron au lieu d’un jeune ado. Si de petits vaisseaux spatiaux apparaissent au début et à la fin, l’aspect science-fiction du film se limite essentiellement à la présence de l’extra-terrestre qui n’a pas d’autre appareil qu’un senseur portatif. Le gros effet spécial de film est le body-suit de l’extraterrestre qui le fait ressembler a une sorte de croisement entre une taupe et une limace humanoïde gluante. Le film n’est pas axé sur le spectacle, mais sur les relations touchantes qui se développe entre les personnages teintés d’un humour sarcastique. La satire est également utilisée pour se moquer du policier et de son supérieur un fonctionnaire tyrannique. Comme le refuge de l’extra-terrestre est un cabinet d’aisances il y a également un peu d’humour caca, mais heureusement pas trop exagéré.
Venu présenté le film à Fantasia en personne le metteur en scène Yerden Telemissov à expliquer que le personnage du clochard alcoolique est inspiré par son propre père qui après la mort de sa femme a connu une mauvaise passe. Telemissov également ajouté que la personnalité très directe de la boutiquière est quant à elle inspirée par sa propre conjointe.
La fin ouverte, de Stinker laisse la voie pour une suite une intention confirmer par le réalisateur, mais pas prévu avant plusieurs années.
Les films d’Asie ne faisant pas encore trop dans les films d’extraterrestres comparés aux cinémas de langue anglaise voir Stinker originaire de l’autre bout du monde constitue un divertissement aussi intriguant qu’imminâmes sympathique.
Au départ Kazakh Scary Tales a été conçu comme une série TV pour streaming, mais qui a été retirer des ondes parce que considérer comme trop effrayant. Les trois premiers épisodes ont alors été sommairement rééditer ensemble pour former un film de deux heures avec une fin ouverte.
Le film présente un policier récemment transférer dans une région rurale qui avec l’aide d’une jeune voyante au look goth cherche à résoudre une mystérieuse affaire s’étant déroulé à une maternité et ayant entrainé plusieurs morts. Ils devront faire face au double danger de forces surnaturelles menaçantes de même que l’obstruction et l’intimidation d’autres policiers pour découvrir un secret qui va s’avérer effroyablement sordide.
Scary Tales combine astucieusement le film noir avec le folk-horror dans lequel l’influence des thèmes et du style du J Horror se fait bien sentir tout comme celle des séries cultes X Files : Aux Frontières du réel et peut-être même the Kingdom de Lars Von tries. Le film repose sur la création d’une atmosphère glauque et sinistre prégnante marquée par l’apparition de créatures ou d’esprits surnaturels qui ne sont vus le plus souvent que par un seul personnage : la voyante. Le malaise est également suscité par la façon quasi caricaturale dont les collègues du protagoniste policier sont dépeints dans leurs attitudes et agissements. Ce sont dans ces représentations que le film trouve une bonne partie de son humour à la fois noir, absurde, voir même grotesquement saugrenue par moment qui en contrastant avec l’ambiance ténébreuse sinistre du film en accentue son étrangeté.
Les deux protagonistes accrochent les spectateurs par leurs excentricités et la vulnérabilité de leurs situations : la voyante gothe mais surtout le policier un mélange d’ahurie sympathique et de détective déterminé. La prestation allumée de l’acteur incarnant le personnage : Kuantai Abdimadi est d’ailleurs l’un des points forts du film.


Kazakh Scary Tales ne propose pas quelque chose de vraiment no innovent au niveau d’effroi. Le folk-horror étant un type de film d’horreur très commun en Asie du Japon à la Malaisie. Toutefois, le mystère de l’intrigue , son rythme posé, et l’ambiance sont des plus efficaces tout comme les l’apparitions surprises des monstres réalisés par du maquillage et des effets pratiques sans CGI.. Occasionnellement, un effet stylistique est utilisé pour accrocher l’œil comme un mur de miroir reflétant des images à l’infinie ou le visage d’un personnage cadré à moitié. Le Kazakhstan ayant ces propres traditions folkloriques, un paysage de vaste plaine aride et surtout un climat sociopolitique distinct la façon dont ce pays est présenté n’est pas non plus dénuée d’intérêt. Sans être un chef d’oeuvre du genre, Scary Tales dégage efficaement une magie bien sombre et angoissante..


Malgré leurs différences de sujet; extra-terrestre d’un côté monstres folklorique de l’autre. Stinker et Scary Tales dressent chacune à leurs façons un portrait particulièrement lamentable de la police kazakh présentée comme laxiste, incompétente et soumise aux intérêts des personnes d’influences et ce au détriment des citoyens ordinaires. Dans les deux films, on peut vraiment dire qu’il y a quelque chose de pourri dans ce pays.
Malgré tout le Kazakhstan et se habitants ne semble pas soumis au même degré de tyrannie oppressive que la Russie, la Corée du Nord et la Chine, le simple fait que ce film ont pu être produit le démontre. C’est aussi intéressant de voir un pays qui à l’image de ces habitants est si hybride dans sa langue, sa culture et sa société comme il est constitué non seulement de Kazakhs, mais aussi de Russes et de quantités d’autres ethnies d’Asie centrale. Cela en fait un film au look très différent que ceux provenant du reste de l’Asie.
Comme la version de Scary Tales vue à Fantasia ne présente que 3 des 10 épisodes de la série TV d’origine il en reste 7 autres à présenter. Il reste à espérer qu’un de ces jours des chaines comme Netflix ou Shutter présente le reste. En attendant le spectateur intéressé par le cinéma Kazakhstan peut toujours recherché Steppenwolf l’œuvre précédente du réalisateur de Scary Tales Adilkhan Yerzhanov un thriller âpre et violent qui a été présenté à Fantasia en 2024 et aura fait très bonne impression. Ces deux interprètes Anna Starchenko et Berik Aitzhanov se sont d’ailleurs vu attribuer un prix pour des performances exceptionnelles au festival. À noter que Anna Starchenko interprète la voyante dans Scary Tales; :
