
Un film de super-héros sud-coréen ou cinq personnes normales deviennent extraordinaires suite à une transplantation d’organes d’un surhomme anonyme. Ils devront faire face à un gourou messianique qui cherche à leurs voler leurs pouvoirs.
Il y a plusieurs bonnes idées rafraichissantes de même que beaucoup d’enthousiasme dans ce film carburant à l’humour et à l’extravagance CGI. J’ai spécialement apprécié la course poursuite démentielle dans les rues de Séoul en plein milieu du film et le personnage de l’adorable ado dotée d’une force surhumaine qu’elle dissimule à son père surprotecteur donnant lieu à quantité de gags marrants. J’ai moins accroché aux autres héros du film et à leurs pouvoirs qui sont pour la plupart assez ridicules, mais il faut dire que le film joue un peu la carte de la dérision avec ses personnages. Certains aspects comme l’origine du surhomme d’où les organes ont été prélevés ne m’ont pas semblé très clair tout comme le but ultime du méchant un vieux gourou charismatique. Ce personnage est clairement inspiré du défunt Révérend Moon fondateur de l’Église de l’unification.
De façon générale, Hi Five est une comédie super-héroique survoltée assez amusante et sympathique, mais qui s’oublie bien vite. Quelques chose pour se divertir une journée d’été au cinéma. À Fantasia, le film a joué dans une salle complète remplie d’un public enthousiasme et aura rapporté l’Argent dans les prix du public pour meilleur film asiatique.
Cote : ***.

Ne croyant ni a Dieu ni au Diable, les films d’exorcisme et de possession me laissent parfaitement indifférent. Si j’ai vu le film coréen Holy Knight Demon Hunters, c’est que je m’attendais à voir plus quelque chose dans la veine de Mr Vampire la kung-fu ghost comédie culte de Hong Kong plutôt qu’un dérivé de L’Exorciste
Je voulais aussi voir comment le plus pugnace des durs à cuir du cinéma coréen Ma Dong-seok allait se débrouiller face à des démons et des adorateurs sataniques. Réponse, de la même manière que d’habitude, à coups de baffes monstres. Il joue le boss d’une petite entreprise d’exorcisme qui au côté d’une étrange jeune femme vient à la rescousse d’une possédée.
Ma Dong Soeuk fait le nécessaire avec son rôle; c’est-à-dire avoir une gravita stoïque, donné des baffes et être la source de quelques gags pinces sans rire. Toutefois, le personnage responsable des exorcismes est une jeune femme douée de certains pouvoirs. J’ai trouvé intéressant que la figure de l’exorciste soit tenue par une fille et non par un prêtre. À mon idée, le personnage et ses pouvoirs sont inspirés des prêtresses shamans que l’on retrouve fréquemment dans les croyances folkloriques animistes asiatiques. C’est le personnage le plus intriguant du film, car elle garde en certain mystère contrairement au personnage stéréotypé de Ma. Aussi son habitude de surgir à l’improviste faisant sursauter tout le monde est un gag fort amusant.
Ma Dong-soeuk et la shaman mises à part, Holy Night semble tout fait dérivatif tant de l’Exorciste que des franchises modernes Insidious et Conjuring incluant dans sa façon d’utiliser des caméras tapissant les moindres recoins d’une demeure. Pour les habitués de l’effroi filmique contemporain, ce film devrait paraitre des plus redondant. Toutefois, comme je n’ai presque jamais vu aucun de ces films (sauf Exorciste I et II il y a 35 ans), voir le déploiement quasi ludique de toutes les gimmicks du genre m’a donné l’impression de visionner un cours accéléré. On peut ainsi dire que Holy Night présente l’alphabet et la grammaire de basé du cinéma d’effroi bien que conjugué dans une prose faisant dans de l’esbroufe filmique aussi dérivatif que bancale. Vu au second degré c’est assez amusant.
Holy Night a clairement été conçu comme le premier volet d’une franchise. Si ce film m’a assez amusé, je ne me donnerais pas la peine de voir le reste à moins que je n’aie vraiment pas d’autre chose à faire.
Cote : **0.
