La Cinémathèque québécoise va présenter du 5 mars et jusqu’au 21 avril une rétrospective du maitre cinéaste Akira Kurosawa constitué de 11 de ses films parmi les plus renommés et significatifs. Ceux-ci incluent entre autres l’incontournable chef d’œuvre Les Sept Samouraïs de même que des œuvres marquantes comme Yojimbo, Ikiru, Rashomon et Ran.

Kurosawa est universellement reconnu comme un des plus grands cinéastes de la seconde moitié du vingtième siècle et la Cinémathèque offre à tous les cinéphiles passionnés et avertis de visionner ces films sur un grand écran dans une salle de cinéma. Bien que je connaisse et apprécie Kurosawa depuis plus de quarante ans, je n’ai pu voir ces films au cinéma qu’à deux ou trois occasions. La Cinémathèque offre l’opportunité de corriger cette lacune et de voir ces films comme Kurosawa l’entendait.

KUROSAWA SUR WIKIPÉDIA ET YOUTUBE

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur Kurosawa le site Wikipédia présente une biographie et filmographie extrêmement détaillé. Le site Wikipédia en langue anglaise présente même une rubrique centré sur les techniques, le  style filmique et les thèmes du cinéaste.  Youtube présente également quantité de rubriques vidéo portant sur divers aspects de Kurosawa et de son œuvre.   


FILMS DE SAMOURAÏS, TRAGÉDIES SHAKESPEARIENNES, THRILLERS CONTEMPORAINS, FRESQUES HUMANISTES.

Bien que la sélection de la Cinémathèque ne constitue que le tiers de la filmographie de Kurosawa, elle reste ,très représentative de son œuvre en particulier celle des années cinquante et soixante.  

Kurosawa est surtout connu pour ses films de samouraï. Bien que neuf des films de la rétrospective soient des films à costume, quatre seulement peuvent être considérés comme des véritables films de sabre incluant Les Sept Samouraïs, Yojimbo et la Forteresse cachée. Ces trois films particulièrement le dernier auront grandement influencé Georges Lucas pour La Guerre des étoiles. La forteresse est également l’un des rares films de Kurosawa à présenter un personnage féminin véritablement mémorable.

Deux œuvres présentés sont des adaptations de pièces de Shakespeare : Le Château de l’araignée et Ran. réimaginent en effet Macbeth et le Roi Lear dans un contexte féodal nippon.

Parmi les autres titres restants, on retrouve Entre le ciel et l’enfer une adaptation d’un roman policier américain. Les autres œuvres qu’ils soient historiques (Barberousse, Rashomon) ou contemporains (L’Ange ivre, Ikiru,) sont des fresques humanistes inspirées.

UN CINÉASTE ET SON ACTEUR

Neuf des onze films présentés ont Toshiro Mifune comme vedette. Celui-ci a été  l’acteur fétiche de Kurosawa pendant deux décennies et est devenu le  comédien japonais le plus reconnu en Occident. La rétrospective inclue leurs toutes premières collaborations l’Ange ivre datant de 1946 et la toute dernière : Barberousse produite 19 années plus tard en 1965. Entre les deux titres, Mifune est apparu dans tous les films de Kurosawa sauf un.

Tous les films de la rétrospective mettant en vedette Mifune sont des films à costume sauf le policier Entre le ciel et l’enfer. Mifune joue à chaque fois des personnages très différents l’un de l’autre d’un brigand bravache dans Rashomon, à un docteur dévoué dans Barberousse, en passant par un samouraï cynique dans Yojimbo, un seigneur de guerre félon dans le Château de l’araignée et un homme d’affaires aux abois dans Entre le ciel de l’enfer. La rétrospective présente ainsi un large éventail du talent de Mifune, depuis ses débuts en tant que jeune premier ténébreux jusqu’à la maturité.

MOTS DE LA FIN

Je prévois de regarder presque tous les films de la rétrospective et d’écrire des rubriques pour chacun. Chaque rubrique inclura des images, une bande-annonce, un lien vers une critique concise publiée sur Médiafilm ainsi que des liens vers des vignettes YouTube pertinentes liées au film. J’ajouterai aussi quelques remarques et observations afin de favoriser une meilleure compréhension et appréciation du film.  

En attendant la première rubrique sur Yojimbo présentée à la Cinémathèque le 5 mars, voici quelques vignettes YouTube portant sur Kurosawa et son œuvre souvent commenté par des experts.