L’horreur, le surnaturel et le fantastique peuvent être source de rire, et ce de plusieurs façons différentes comme l’ont démontré trois films présentés à Fantasia cette année.
THE OLD MAN AND THE DEMONS SWORD (Portugal).
Dans OLd Man , un vieux poivrot abruti met la main sur une épée possédée d’une entité démoniaque qui peut lui adresser la parole. Ils devront lutter ensemble contre une horde d’entités monstrueuses envahissant un petit village de montagne,
Venu présenter le film, le réalisateur a raconté qu’il s’était inspiré de Sam Raimi et de Peter Jackson pour son film. Hélas aussi valable que soient ses modèles encore faut-il talents pour les effets spéciaux pratiques et leurs humours gore caractéristiques. Or le réalisateur de Old Man est lui un expert en effets numériques. Si l’idée d’avoir un ivrogne armé d’une épée magique est bonne et forme un duo adéquatement grotesque cette gimmick enfin de compte ne vole pas bien haut. Aussi l’emploi d’effets numériques pour créer des monstres est loin d’égaler ce que l’on retrouve dans des classiques cultes comme Evil Dead ou Bad Taste
Même s’il est possible d’éprouver une certaine sympathie pour Old Man face au efforts et l’enthousiasme déployés dans sa production (qu’il a fallu quand-même 5 ans pour mener à terme), ce film ne s’élève néanmoins guère plus haut qu’un bricolage aussi bancale que dérivatif.
Cela dit, les rires ont souvent fusé dans la salle mais probablement suscité plus pours plus pour ses maladresses et ses grotesqueries médiocre que pour quelconque efficacité comique.
THE PARAGON (Nouvelle Zélande)
D’un autre côté The Paragon est la preuve qu’on peut faire une excellente comédie fantastique sans avoir de gros budget et quelconque expertise en effets spécieux. The Paragon voit un hurluberlu acquérir des pouvoirs paranormaux pour se venger du chauffard qui l’a rendu boiteux et ruiner sa vie. La gourou mystique qu’il a engagée pour son apprentissage le plonge toutefois au milieu conspiration mystique dont dépend la réalité même.
Le surnaturel dans le film est créé surtout par des effets de montage ou quelques petits effets d’optiques occasionels. Rien de bien spectaculaire, mais ce n’est pas nécessaire, Paragon étant une comédie de situations et de personnalité non un spectacle tape a l’œil. L’humour est suscitée par les péripéties bizarre survenant au protagoniste et le contraste entre la truculence de se personnage et le jeu pince sans rire de la gourou avec son accoutrement de druide New Age. Cela c’est avère suffisant pour créer un film aussi rocambolesque que rigolo, une démonstration rafraichissante que pour réussir un film fantastique un bon scénario et de bons comédien sont suffisants.
Tout comme Hellhole , Scared Shitless https://fantasiafestival.com/fr/film/scared-shitless est un film de petites créatures gluantes qui envahissent les entrailles bien que cette fois-ci il s’agit du système de plomberie. Un plombier voulant guérir son fils de sa germaphobie galopante lui donne les tâches les plus dégoutantes possible, mais lorsqu’il inspecte des toilettes ce sont plus des déchets humains qui vont leurs tombé dessus
Si au niveau horreur, Scared Shitless ne propose rien de bien nouveau, c’est la truculence de la comédie qui lève le film dans la stratosphère du comique grâce à la prestation haute en couleur de ces deux protagonistes en duo père fils. Bien que les gags fleurte souvent avec l’humour pipi caca, il évite d’être trop graphique le but rechercher du film étant de faire rire le public et non pas de le dégouter. À défaut d’être original et pleinement transgressif, Scared Shitless est diablement efficace dans sa comédie gore burlesque qui tordre de rire les tripes des spectateurs.






