Titre Français : Les Diables.

Mise en scène et scénario : Ken Russell basé sur l’essai : The Devils of Loudun par Aldous Huxlay et la pièce de théâtre : The Devils par John Waiting.

Synopsis.

En 1634 la Sœur Jeanne des Anges, mère supérieure du couvent de Loudun, affirme avoir été ensorcelée par le prêtre Urbain Grandier qu’elle dénonce comme un support du Diable. Des agents du cardinal de Richelieu exploitent cette accusation pour lui intenter un procès en sorcellerie, car l’influence et « autorité du prêtre avait fait jusque-là obstacle aux ambitions absolutistes de leur maître. Pour Grandier une descente aux enfers des plus terrible va commencer, alors que la ville sombre dans un carnaval diabolique

The Devils est un des grands Saint Graal parmi les films cultes. Datant de 1971 et centrée sur des cas possessions démoniaques et un procès de l’inquisition certaine de ces scènes de tortures, de blasphèmes et d’hystérie collective étaient si extrêmes pour l’époque que les organismes de censures ont exigé de nombreuses coupes incluant la suppression intégrale d’une séquence surnommée “le viol du Christ” (voir ci-dessous)

The Devils n’est pourtant pas un film d’exploitation bancal. On peut au contraire le considérer comme l’une des fables allégoriques les plus saisisantes de l’histoire du cinéma. Son style flamboyant et son mélange saisissant d’effroi, de dégoût et de satire donnent toute leur force aux thèmes qu’il explore : la foi, la corruption et la soif de pouvoir des puissants.


Un film  sacrilège et viscéral  par l’enfant terrible du cinéma britannique.

Écrit et réalisé par Ken Russell, The Devils  illustre parfaitement pourquoi ce cinéaste fut considéré en son temps comme « l’enfant terrible » du cinéma britannique : pour ses audaces inouïes frôlant la provocation outrancière. Dans Devils Il a été admirablement bien servi par ses acteurs : son acteur fétiche l’impérial Oliver Reed, la magistrale Vanessa Redgrave et une belle brochette de comédiens dans des rôles d’un grotesque pour la plupart.

Tout aussi essentiels sont les décors monumentaux et expressionnistes du film, sa trame musicale anxiogène et la direction photo qui confèrent au film l’apparence paradoxale d’une œuvre en noir et blanc tournée en couleur.

A suivre…….

Ce texte est encore en cours de rédaction. Je publie maintenant sa première moitié pendant que The Devils est encore à l’affiche dans deux cinémas de Montréal : le Du Parc et le Cineplex Forum jusqu’au jeudi 29 octobre. La version complète de cet article devrais paraître au cours de la semaine.