Je comptais d’abord présenter mon bilan personnel de Fantasia 2024 après avoir couvert tous les films pertinents vus au Festival. Malheureusement d’autres rétrospectives de cinéma ont eu lieu, j’ai vu trois dizaines de films depuis la fin du Festival et je n’ai pas pu consacrer autant de temps que je voulais à terminer tous les compte-rendus.

Comme j’ai encore beaucoup d’autres films à voir au cours des semaines qui vont suivre je vais donc mettre ma couverture restante du festival en pause et vais partager mes principaux faits saillants dès maintenant.

A Samurai in Time est le meilleur film vu tous genres confondus : une comédie drôle, mais touchante sur un samouraï transporté sur un plateau de cinéma moderne qui se double d’un hommage aux films de sabre japonais et ceux qui les font. L’ovation qu’a reçu le film après sa présentation en présence du réalisateur et de ses deux vedettes était épique.

The Paragon et Scared Shitless ce sont également des comédies qui m’ont fait beaucoup rire

Dans le domaine du film d’action, Twillight of the Warriors est celui qui offre le spectacle ayant le plus d’envergure brut (en plus d’une reconstitution bluffante du Walled-City de Kowloon). 100 Yards  de son côté est un brillant ballet martial d’une maitrise sublime tant dans les gestes corporels que la mise en scène, ce qui compense largement pour une intrigue qui fait dans le déjà vu.

Les deux films wuxias de la Shaw Brothers Avenging Eagle et Killer Constable sont quant à eux des opéras tragiques de premier ordre qui se distingue par leurs noirceurs, leur virtuosité et leur violence viscérale. Les stars iconiques Ti Lung et Fu Sheng sont les vedettes du premier, Chen Kuan Tai du second avec Ku Feng dans des rôles d’antagonistes dans les deux.

Dans le domaine du film et essai Kryptic, Electrophilia et Animalia Paradoxa sont des plongées dans l’étrange aussi insolite qu’envoutant. Très recommandé, mais pour spectateurs avertis seulement.

Dans le film d’effroi, Hellhole  et Carnage for Chrismas  sont une paire de films fort intrigants, car ils traitent leurs sujets (le film de monstre et le slasher) selon un angle inusité pour le cinéma de genre : féminisme woke pour le premier et transgenre pour le second.  

Le Festival n’a pas juste présenté de grands moments. Il y a eu aussi quelques visionnements difficiles.

Old Man et the Demon Sword  ,Time Staker   et Brush of the God se sont avérés d’affreux bides en étant des films aussi bancals qu’ennuyants.

L’emploi de trucage digital pour imposer une version deep fake de Jackie Chan pendant les trois quarts de son dernier film A Legend lui vaut à mes yeux un sérieux démérite tout comme la nature dérivative de l’intrigue recyclant des films précédents de sa vedette et le caractère douteux de la leçon d’histoire que fait le film. Celui ci a quand même une très bonne direction photos et quelques très bons moments d’action.

Il me reste plusieurs films à aborder dans ma couverture. J’y reviendrai prochainement, après avoir complété les autres rétrospectives que je visionne présentement et m’être donné une pause de quelques semaines.

Ce délai me permettra aussi de voir une poignée d’autres films initialement présentés au festival, mais qui maintenant peuvent être vus au cinéma ou ailleurs.