The Odyssey le film épique de Christopher Nolan sort le 17 Juillet et les première critiques sont excellente.

Avec l’Iliade, L’Odyssée est l’un des plus anciens récits épiques issus de la civilisation occidentale et l’un des textes fondateurs de la littérature européenne. L’œuvre a déjà connu plusieurs adaptations, dont le péplum des années 1950 avec Kirk Douglas, la mini-série des années 1990 avec Armand Assante, ainsi que le récent The Return, avec Ralph Fiennes et Juliette Binoche, qui reprend la dernière partie du grand poème.

La meilleure adaptation à ce jour demeure sans doute la mini-série de 1968, une coproduction paneuropéenne en huit épisodes totalisant 446 minutes, soit plus de deux fois la durée du nouveau film de Nolan. Cette version adapte presque tout le poème et prend le temps de présenter les personnages comme les situations. Elle se distingue aussi par son souci d’authenticité visuelle : plutôt que de recourir aux décors et aux costumes somptueux propres au péplum, elle privilégie des lieux naturels et des décors inspirés des palais de l’âge du bronze. Une scène semble  même été tournée dans l’un des grands tombeaux royaux de Mycènes.

Produite et réalisée par des Italiens, la mini-série bénéficie aussi d’une contribution européenne plus large, notamment grâce à une distribution pan-européenne réunissant des acteurs italiens, grecs, allemands, albanais, français et britanniques. Elle a également été tournée en Yougoslavie, située, comme la Grèce, dans la péninsule des Balkans.

Un épisode, celui du Cyclope, a été tourné par le cinéaste culte Italien Mario Bava qui a également conçu des effets spéciaux.

Le lien wikipédia de la mini-série fourni d’autres informations:

J’ai vu certains épisodes très jeune, alors que j’étais encore préadolescent, et j’en ai gardé un excellent souvenir, même s’il est devenue  flou. Ce souvenir était si fort que, lors de la diffusion télévisée de la mini-série des années 1990, j’ai refusé de la regarder : elle me semblait trop artificielle et guindée, avec sa surabondance d’effets spéciaux. Quand j’ai finalement revu la version de 1968 dans la trentaine, j’ai été heureux de constater qu’elle avait conservé tout son pouvoir d’envoûtement. Je l’ai revue une seconde fois une douzaine d’années plus tard, et je la reverrais volontiers encore.

La mini-série est facilement accessible sur YouTube en deux versions : l’une avec le doublage français, l’autre avec le doublage italien et des sous-titres anglais. En plus des dialogue ces sous-titres contiennent parfois  de courts passages informatifs sur le contexte, mais il faut les lire rapidement.

Je présente ci-dessous les deux versions, toutes deux tirées du premier épisode, où Ulysse n’apparaît qu’à la toute fin, comme dans le poème d’Homère. Une bande-annonce précède ces extraits.

Des images et des liens supplémentaire seront ajouté prochainement.