UN TARANTINO FAÇON NOUVELLE VAGUE

Les Regards Parallèles pourrait être décrit comme un pastiche parodique qui cherche à fusionner le style Tarantino, l’humour absurde et la Nouvelle Vague Française, dans l’esprit d’À bout de souffle et de Jules et Jim. Sa photographie soignée en noir et blanc ponctuée de petits mouvements de caméra lui confère un certain look classe.
Le résultat est un divertissement décalé, parfois un peu longuet, mais assez délicieusement saugrenu pour plaire un tant soit peu à ceux qui veulent se laisser embarquer. J’étais moi-même sur le point de décrocher à mi-parcours lorsque les personnages ont commencé à dégainer leurs pistolets, relançant l’humour absurde du film avec quelques bons gags. Malgré ses 75 minutes, il aurait quand-même gagné à être encore plus court.

J’ai déjà vu quelques petits pastiches made in Québec au fil des ans qui le plus souvent ne dépassaient guère le stade du nanar moche et débile et se sont avérés des visionnements fort pénibles. En comparaison, Les Regards parallèles s’en tire plutôt bien, assez pour le trouver sympathique et me donner la peine d’écrire cette petite rubrique.
Réalisé en 2022, le film a nécessité quatre ans de postproduction avant d’être achevé et de trouver un festival prêt à vouloir le présenter.
UN OVNI KITCH DANS LES CIEUX COSMIQUES DU QUÉBEC

Deux soucoupes volantes atterrissent par erreur sur une planète où leurs pilotes sont faits prisonniers. Ils vont chercher à s’évader, mais le hic est que l’un d’eux s’est entiché de la reine de ce monde.
Galactic Ghoul est un petit space opera réalisé avec un budget de 300 000 $, un logiciel d’effets spéciaux, un écran vert, une garde-robe éclatante de costumes bariolés et beaucoup d’ingéniosité dans les effets pratiques. Parmi ceux-ci, on trouve notamment un monstre en papier mouchoir et des marionnettes faites de chaussettes .





Le film combine l’esthétique des feuilletons de science-fiction des années 1930 à 1960, de Flash Gordon à Perdus dans l’espace, avec l’humour facétieux et absurde de Monty Python. Le résultat est un pastiche allumé, aussi pétillant dans ces effets spéciaux et son esthétique hyper-kitch que sa comédie décalée,

Il ne s’agit ni d’une pochade télévisuelle comme Dans une galaxie près de chez vous ni de l’un de ces nanars bancals et ridicules qu’on croise parfois en festival, tel le pseudo-film de ninjas Cul-de-$ac, réalisé en 2008 et ressorti cette année à Fantasia.
Ghoul a été produit, écrit et mis en scène par Simon Harrissson, avec l’appui d’une petite équipe de collaborateurs dévoués incluant le comédien Vincent Hoss Desmarais , qui tient les deux rôles principaux en plus d’avoir contribué au scénario, ainsi que l’actrice Katherine Isabelle et la directrice artistique Sylvie Desmarais. Bien que produit au Québec avec plusieurs acteurs francophones, le film été tourné en anglais pour faciliter vraisemblablement sa diffusion internationale. J’espère toutefois qu’un doublage français interprété par les comédiens du film a été prévu.


Même si j’ai beaucoup apprécié les qualités visuelles et techniques de Ghoul, je dois admettre que le récit et les personnages m’ont moins accroché. Lorsque je l’ai visionné, il s’agissait de mon troisième film de la journée, vu tard en soirée, je n’étais donc pas au meilleur de ma forme. Mon impression générale sur le moment s’est avéré mitigée. C’est pourquoi je meurs maintenant d’envie , de le revoir afin de lui donner une nouvelle chance de me plaire davantage.
Entrevue (anglais) avec Simon Harrison et Vincent Hoss Demarais.
